EUROMAD

 

 

EUROMAD 2019

 

            Du 26 au 29 mars 2019, accompagné par M. Huerta, professeur d’historia, un groupe de 5 élèves de la section OIB du lycée a eu la chance de participer, à une modélisation d'un conseil européen au Lycée Français de Madrid. Ce projet, organisé par Mme Exbrayat, professeur d’histoire-géographie, vise à sensibiliser les lycéens aux grands enjeux européens contemporains ainsi que d’accompagner la saison thématique de l’Institut Français et du SCAC (Service de Coopération et d’Action Culturelle) de l’ambassade de France en Espagne consacrée à l’Europe. Durant 3 jours, d’intenses débats ont rythmé les réunions des 5 commissions : lutte et défense contre le terrorisme, crise migratoire, tensions commerciales entre l'Union Européenne et les États-Unis, question des plastiques et politique environnementale et enfin sommet de l'Euromed qui réunissait les chefs d’États des pays membres.

 

 

 

           

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Au sein de la commission de la lutte et la défense contre le terrorisme nous avons eu la chance de d'écouter des intervenants qui nous ont aidé à faire avancer les débats : Antonia Mena López, la commissaire en chef chargée de la coopération internationale au sein de l'Europol, la police européenne et Gauthier Lekens, conseiller à l'Ambassade de France en Espagne, auparavant conseiller diplomatique de Bernard Cazeneuve sous le gouvernement de François Hollande.

            Après trois jours de débat, présidé par trois commissaires, nous avons fini par arriver à un accord, voté avec 66 % des voix. Les principales clauses de cet accord ont porté sur la mise en place d'un programme éducatif afin de sensibiliser les individus dès leur plus jeune âge et de prévenir la radicalisation mais aussi sur le renforcement de la coopération entre les États avec le transfert d'informations sensibles permettant de lutter de manière plus efficace contre le terrorisme.

 

Mathilde ALBERT, délégué du Portugal

 

 

 

 

 

            L’Euromad est une modélisation du conseil des ministres européens. C’est le lycée français de Madrid qui a mis sur pied ce projet et qui a abouti à 3 jours de débats entre différents élèves de lycées, pays et cultures différentes. Avec 4 de mes camarades de la classe, nous avons eu la chance d’y participer. Nous nous sommes chacun vu attribuer une commission chargée de préparer un texte de loi concernant la politique à mener face à un problème que rencontre l’Union Européenne.

J’ai donc pris part à divers débats dans la commission dont le thème était la crise migratoire à laquelle doivent faire face les pays membres. Les trois élèves nommés commissaires ont donc proposé des grands axes et grâce à cela, nous avons, au terme de ces trois jours, rédigé un texte politique. Les principales mesures impliquaient une plus grande coopération entre les pays côtiers (qui doivent faire face à l’arrivée de milliers de migrants) et les pays du centre de l’Europe (qui n’accueillent quasiment aucun individu) ainsi qu’un plus grand investissement financier de la part de tous les états membres afin de garantir plus de camps de transit mais aussi de meilleures conditions dans ces derniers en accord avec la Déclaration des droits de l’Homme et les valeurs prônées par l’UE. Pour finir, des efforts doivent être faits afin que les arrivants bénéficient d’une meilleure intégration dans les pays d’accueil pour éviter le développement de la pauvreté et des ghettos.

Nous avons également reçu plusieurs intervenants qui nous ont permis d’appréhender ce problème sous plusieurs angles. D’abord, un représentant du gouvernement spécialisé dans la régularisation des migrations vers l'Espagne. Ensuite le fondateur de Open Arms, une association mondialement connue pour secourir de nombreux réfugiés perdus en mer. Pour finir, nous avons pu écouter le récit émouvant d'une migrante qui avait dû quitter le Cameroun car sa fille, souffrant d'un handicap intellectuel, était en danger de mort dans son village encore très peu développé. C 'était très intéressant de pouvoir confronter plusieurs points de vue.

Jessica MACLE, déléguée du Portugal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Je suis ravie d’avoir eu la chance de participer à l’Euromad au Lycée français de Madrid, c’était une expérience très enrichissante d’’autant plus que le sujet de ma commission, les tensions commerciales entre l’Union Européenne et les États-Unis, m’intéresse tout particulièrement et m’a permis d’utiliser mes connaissances en Sciences Économiques et Sociales.

            Cette modélisation et les rencontres avec divers représentants français en Espagne m’ont donné envie de faire carrière dans la diplomatie.

 

Leah CHARBIT, déléguée du Portugal

 

Pendant deux jours, nous nous sommes réunis pour travailler sur une directive qui visait à réduire l'utilisation des plastiques. Notre commission s'est surtout concentrée sur ceux à usage unique. Pour cela nous avons ajouté ou supprimé des amendements. Le principe étant qu'un délégué proposait une modification, celle-ci était d'abord débattue puis votée. Finalement au bout de la seconde journée, nous avons voté à l'unanimité la directive qui fut acceptée. Pour recréer des conditions réalistes nous avons eu droit à l’intervention de lobbyistes comme par exemple Greenpeace. Mais aussi pour nous aider, un intervenant extérieur comme M. Pedro Ortún, ancien membre de la commission européenne, qui nous a expliqué son expérience.

Finalement je conseillerais cette expérience à tous ceux qui veulent découvrir le fonctionnement de l’Europe et qui aiment débattre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lois BOIX, déléguée du Portugal

 

 

            Ma commission, l’Euromed réunissait tous les chefs d'états d’État de l'Union Européenne et également de plusieurs pays du pourtour Méditerranéen (Algérie, Tunis, Égypte, Israël, Jordanie, Liban).

            Au cours des trois jours de débats, nous devions rédiger une série de directives qui étaient toutes débattues et amendées. Le but premier était de rétablir la paix sur la Méditerranée. Ensuite, nous devions favoriser les échanges commerciaux avec les pays du Maghreb et du Proche-Orient pour permettre le développement de ses pays. Finalement, l'objectif était de chercher à limiter l'immigration illégale et la pollution dans la région.

            En effet, depuis 1995 et le lancement du processus de Barcelone les chefs d’État cités précédemment se réunissent annuellement pour atteindre les objectifs énoncés ci-dessus. Malheureusement, ces buts n'ont pas été atteints.

            Ma commission devait donc relancer ce processus pour trouver un consensus entre tous les pays du pourtour méditerranéen et de l'Union Européenne. Cependant, au cours des débats, certains pays d'extrême droite se sont montrés réticents à une coopération méditerranéenne comme la Hongrie ou la Pologne par exemple.

D'autres ont menacé de quitter le processus ainsi que l'Union Européenne car ils considéraient que leur voix n'était pas écoutée (c'est le cas de l'Italie). Finalement lors du vote final de la loi, les pays d'extrême droite ont refusé de la signer, cela était synonyme d'échec politique. Ces pays se sont donc réunis et ont fait une liste des amendements qu'ils souhaitaient supprimer pour voter en faveur de la loi. Ainsi, les amendements dictés ont été supprimés et nous sommes arrivés à un consensus.  Le processus de Barcelone a donc été relancé malgré quelques frayeurs.

            Ainsi, bien que les débats aient été ponctués par les réactions parfois excessives des autres chefs d’États et des autres ministres, pour ne citer que cet exemple, la délégation de l'Italie qui a précipitamment quitté les commissions car elle estimait que ses intérêts n'étaient pas respectés convenablement, cette expérience aura été en tout point positive, nous avons beaucoup appris durant ces trois jours de débat et ce, dans une ambiance de travail agréable et conviviale.